Kamel le magicien – Le grand bluff !

Révélé dans « Le grand journal » sur Canal + avec des tours de street magie, Kamel le magicien se distingue par une personnalité bien trempée et la volonté de dépoussiérer le monde de l’illusion. Oubliez le chapeau haut de forme et le lapin blanc ! Actuellement en tournée à travers la France, il fera étape à Saint-Quentin le 15 novembre avec un show innovant, pour lequel il a fait appel à Don Wayne qui, excusez du peu, a dirigé les illusions de David Copperfield pendant près de 20 ans…

 

Vous êtes aujourd’hui un magicien confirmé. Mais le déclic pour la magie, il remonte à quand ?
Kamel : « J’avais 11 ans et à la télé, j’avais été fasciné par le tour d’un magicien qui faisait disparaître une boule dans sa main droite pour la faire réapparaître dans sa main gauche. Je me suis dit : waouh ! C’est ça que je veux faire plus tard. Dans la foulée, à la bibliothèque de mon collège, j’ai déniché un bouquin qui révélait les trucages et les secrets de la magie. Tout est parti comme ça… »

Vous dites régulièrement avoir la volonté de dépoussiérer l’univers de la magie…
Kamel : « Faut quand même avouer que la magie a, pour beaucoup, une image un peu ringarde. On pense souvent au type en costume, avec sa baguette et son chapeau, sans oublier la bimbo qui lui sert d’assistante pour faire diversion. Moi, je ne me reconnais pas dans cette image du magicien. Pour ma part, j’essaie sur scène de renvoyer une image plus moderne et plus classe. »

Parlez-nous un peu de votre spectacle…
Kamel : « C’est un show que j’ai souhaité très varié avec de la grande illusion, du mentalisme et bien sûr du close up avec des tours que je réalise à 20-25 cm des spectateurs. Je n’hésite pas à faire monter ceux-ci sur scène pour participer au spectacle. L’interaction avec le public est pour moi essentielle. Je profite aussi de ce show pour raconter mon histoire, parler de moi et de ma famille, façon stand up. On est donc assez éloigné du spectacle de magie classique. »

La magie est très variée dans ses tours et ses pratiques. Où se situe votre préférence ?
Kamel : « J’aime vraiment bien la street magie, que j’ai beaucoup pratiquée pour « Le Grand Journal » de Canal +. Aller dans la rue pour jouer avec les passants en utilisant toutes sortes d’accessoires, c’est vraiment kiffant. On est cash, dans l’immédiateté. C’est vraiment plaisant. »

A vos yeux, c’est qui le plus grand des magiciens ?
Kamel : « Ma mère ! Elle arrive toujours à faire disparaître l’argent que j’ai dans les poches ! (rires) Bon, en fait, il y a trois magiciens que j’admire vraiment : Houdini, bien sûr, le Français Robert-Houdin et David Copperfield. »

Votre tour de magie préféré ?
Kamel : « J’aime beaucoup les tours de cartes. D’ailleurs, j’ai toujours un jeu sur moi. Je ne peux pas m’en passer ! »

Si on vous dit qu’un magicien, c’est d’abord un vendeur de rêve, vous répondez…
Kamel : « Que c’est tout à fait ça ! Moi, pendant 1 h 30 sur scène, j’ai l’impression de vendre du rêve en rendant possible l’impossible. Un rêve qui permet aux spectateurs d’oublier leurs problèmes du quotidien en se laissant transporter dans un univers étrange et merveilleux. Vendre du rêve, c’est quand même un chouette métier, non ? » B.D.

(*) Kamel le magicien : mercredi 15 novembre (20 h) au Splendid. Tarifs : 32,50 € / 35,50 €.