Jean-Paul mulot La culture dans tous ses états !

Journaliste né à Saint-Quentin, après avoir côtoyé les stars et les ors de la République, Jean-Paul Mulot a choisi de se consacrer à la nature. Concepteur d’un jardin remarquable, personnalité qualifiée pour le domaine du château de Fontainebleau, président de l’association Art et Jardins Hauts-de-France, Jean-Paul Mulot a répondu à nos questions…
Quel a été votre parcours professionnel ?
– Jean-Paul Mulot : « J’ai fait ma scolarité au lycée Henri-Martin, je voulais être diplomate. Après des études de sciences politiques et d’histoire à la Sorbonne, j’ai fait un stage au « Quotidien de Paris », puis aux Etats-Unis avant de revenir au « Quotidien » au service culture, puis politique où je suis resté plus de dix ans. J’ai été le dernier directeur de la rédaction. »
Vous avez écrit pour des journaux de gauche et de droite…
– Jean-Paul Mulot : « J’ai participé à la création du magazine « Globe » fondé par Georges-Marc Benamou et Bernard-Henri Lévy, un journal pro-mitterrandien et anti-raciste. Puis j’ai travaillé avec André Rousselet, ex-directeur de cabinet de François Mitterrand, avant de rejoindre « Le Figaro » comme conseiller de Franz-Olivier Giesbert. Directeur délégué de la rédaction, j’y ai créé le Figaro.fr. Je suis aussi allé à la télévision où j’ai travaillé sur des émissions comme « La nuit des héros », « Mystères »… Des émissions qui faisaient à l’époque 45 % de parts de marché ! »
Votre meilleur souvenir de cette époque ?
– Jean-Paul Mulot : « J’ai vécu des périodes formidables. Des rencontres en tête-à-tête avec David Bowie, Marcello Mastroianni, Ornella Mutti ou encore Françoise Sagan que j’adorais… Johnny Hallyday, je l’ai rencontré une vingtaine de fois, j’ai même dîné avec lui. C’était une autre époque. Aujourd’hui, pour une interview avec les stars, vous avez droit à 15 mn, ce sont des pools de cinq ou six journalises et vous n’avez droit qu’à une seule question. »
Pourquoi êtes-vous passé de la politique aux jardins ?
– Jean-Paul Mulot : « J’avais un grand-père qui aimait beaucoup les jardins, il avait un potager. Enfant, j’ai visité de nombreux domaines avec lui, il m’a transmis cette passion. Vers l’âge de 30 ans, je me suis dit qu’il fallait que je fasse un jardin. J’ai fait celui de Puisieux-et-Clanlieu en Thiérache, qui est classé « jardin remarquable » par le ministère de la Culture. Il est toujours ouvert au public. »
Vous avez été président de l’association des parcs et jardins de l’Aisne, mais aussi vice-président de la Fondation des parcs et jardins de France. Quels ont été les temps forts de cette période ?
– Jean-Paul Mulot : « A la fondation, avec Bernard de La Rochefoucauld, nous avons surtout travaillé après les tempêtes des 26 et 27 décembre 1999 sur la campagne « Reboisons la France ». Nous avons levé de l’argent qui nous a permis de replanter des dizaines de milliers d’arbres. »
Vous conduisez d’autres actions aujourd’hui ?
– Jean-Paul Mulot : « Bien sûr. Avec l’association Arts et Jardins Hauts-de-France que je préside, nous avons participé à l’opération lancée par la Région pour replanter 1 million d’arbres en trois ans, une réponse à l’urgence climatique. Nous menons aussi d’autres projets en partenariat avec les rectorats d’Amiens et de Lille, avec la création de potagers pédagogiques dans les lycées. Nous commencerons en septembre dans l’Aisne avec Chauny. L’objectif est de sensibiliser les jeunes aux questions nourricières, du manger sain, de l’autosuffisance alimentaire et des circuits cours. » Erick Leskiw

Jean-Paul Mulot prépare également la 11e édition du Festival international de jardins hortillonnages d’Amiens du 14 juillet au 18 octobre prochains. Une manifestation pour promouvoir la jeune création paysagère et artistique dans un site naturel d’exception. Résident à Oxford, Jean-Paul Mulot est par ailleurs représentant permanent à titre bénévole de la région Hauts-de-France au Royaume-Uni.