Jean-Louis Montero : rencontre à cœur ouvert

Avec l’arrivée, fin mai, de Jean-Louis Montero en tant qu’entraîneur général du club, l’OSQ espère enfin passer la vitesse supérieure. Rencontre avec le nouvel homme fort des Olympiens.

Vous venez de signer votre contrat à l’OSQ. Quelle en est sa durée ?
Jean-Louis Montero : « J’ai signé pour un an. Je ne souhaitais pas plus. Je n’aime pas les conflits et si ça se passe mal (on ne sait jamais !), c’est plus simple de mettre un terme à ce type d’engagement. Mais rassurez-vous, j’espère bien poursuivre le plus longtemps possible l’aventure à Saint-Quentin. »

Vous connaissiez l’OSQ et, plus généralement, la ville de Saint-Quentin ?
Jean-Louis Montero : « Dans les années 1993-94, j’ai joué contre l’OSQ. J’étais alors à Troyes, en Division 3. Mais j’avais à peine 18 ans ! C’est dire que je n’avais pas trop de souvenirs de l’OSQ. Concernant Saint-Quentin, je n’y avais jamais mis les pieds avant de signer mon contrat. Je n’ai pas encore eu le temps de visiter mais le centre-ville m’a fait bonne impression. Ça a l’air très sympa. »

En tant que joueur pro, vous près de 200 matchs en Ligue 1. Mais quel est votre parcours en tant qu’entraîneur ?
Jean-Louis Montero : « A la fin de ma carrière, en 2007, j’ai rejoint dans l’Aube le club de Sainte-Ravine-Rivière-de-Corps, dont les structures ont l’avantage d’être à 200 mètres de chez moi ! J’ai d’abord été joueur-entraîneur. Et puis, au fil du temps, j’ai commencé à prendre goût au poste d’entraîneur même si à l’origine, ça n’était pas une vocation. Je me suis pris au jeu, j’ai passé mes diplômes et j’ai imposé ma vision du jeu. En cinq ans, Sainte-Ravine-Rivière-de-Corps est monté quatre fois d’une division. Là, on vient d’être sacré champion de DH avec, à la clé, la montée en CFA2. »

Comment un ancien pro vit sa reconversion dans le foot amateur ?
Jean-Louis Montero : « C’est pas tous les jours faciles parce que les moyens sont très limités et que la rigueur n’est pas toujours au rendez-vous. Mais en tant qu’entraîneur, je peux vous dire que c’est la meilleure des écoles ! »

Comment s’est fait le rapprochement avec l’OSQ ?
Jean-Louis Montero : « A 42 ans, je me sentais prêt pour passer un pallier supérieur. Je savais que l’OSQ était à la recherche d’un nouvel entraîneur et que le club était venu plusieurs fois me superviser. Les contacts ont tout de suite été très bons. J’ai aimé les structures du club, le fait qu’il y ait un gros potentiel côté public. Et puis, j’ai senti qu’à l’OSQ, on aimait vraiment le foot. »

Qu’espérez-vous pouvoir apporter aux Olympiens ?
Jean-Louis Montero : « Une vraie philosophie de jeu. J’ai la culture du résultat mais avant tout, je veux voir du plaisir sur le terrain comme dans les tribunes. J’ai envie que les gens viennent voir l’OSQ parce que l’équipe joue bien. Naturellement, j’ai un penchant pour l’attaque mais vous savez très bien qu’on n’obtient rien sans une bonne défense. C’est dire que je devrais trouver le bon équilibre. »

Justement, quelles seront vos priorités pour composer votre équipe ?
Jean-Louis Montero : « Ma vraie priorité, ce sont les jeunes du club. L’OSQ dispose d’un très bon vivier et il serait dommage de s’en passer. La semaine passée, j’ai organisé une rencontre amicale contre Amiens en faisant jouer quatre-cinq U19 de l’OSQ, qui se sont réellement montrés à la hauteur. Je souhaite donc intégrer des jeunes dans le groupe senior. Sinon, six ou sept départs sont déjà programmés. Il y aura donc autant d’arrivées. »

Vous avez déjà des pistes ?
Jean-Louis Montero : « Disons que j’ai plusieurs joueurs à l’œil. Notamment Serge Bando Ngambe de Montceau-les-Mines, Matthieu Debisschop de Feignies ou encore Boubakar Dembélé de Romorantin. »

Votre objectif, c’est la montée ?
Jean-Louis Montero : « Je n’aime pas résonner en terme de résultats. Mais c’est la montée est bien évidemment l’objectif premier. L’OSQ doit prendre une autre dimension. Et je suis persuadé qu’il en a les moyens, notamment grâce à ses jeunes joueurs. »

La reprise, c’est pour quand ?
Jean-Louis Montero : « Rendez-vous le jeudi 17 juillet pour le tout premier entraînement. »

Dernière question : votre pronostic pour la finale du Mondial ?
Jean-Louis Montero : « Sans hésiter, le Brésil face à l’Argentine. »

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