Jardins ouvriers : 100 ans

Le saviez-vous ? En France, c’est à la fin du XIXe siècle que les jardins familiaux (ou jardins ouvriers) sont apparus. L’idée ? Mettre des parcelles de terrain à la disposition des habitants pour cultiver des fruits et des légumes. L’objectif pour les municipalités de l’époque était alors d’améliorer les conditions de vie des familles ouvrières en concourant à leur subsistance alimentaire. En France, les tout premiers jardins familiaux ont pris racine du côté de Sedan, dans les Ardennes, aux alentours de 1893, à l’initiative d’une certaine Félicie Hervieu. Mais dans l’esprit collectif, c’est l’abbé Jules Lemire, député-maire d’Hazebrouck (Nord) qui est considéré comme le véritable inventeur des jardins familiaux. Au début du XXe siècle, en tant que précurseur du catholicisme social, l’abbé est alors persuadé de pouvoir développer un concept « révolutionnaire » ! à Saint-Quentin, la Société des jardins ouvriers vit le jour en 1920, sur décision du conseil municipal, alors présidé par Eugène-Romain Tricoteaux. Mais il fallut attendre le 13 mai 1921 pour que les statuts de la Société soient définitivement adoptés. C’est dire que nous venons tout juste de fêter le 100e anniversaire de cette Société qui débuta avec 15 hectares et une subvention municipale de 2 000 francs de l’époque. « Nous devions naturellement célébrer cet anniversaire mais en raison de la crise sanitaire, les réjouissances ont été reportées à 2022 », regrette Christian Vilport, le président de l’association des Jardins ouvriers et familiaux de Saint-Quentin. Laquelle compte aujourd’hui près d’un millier d’adhérents pour 1 200 parcelles cultivées un peu partout dans la ville. « Nous avons encore quelques parcelles de libres dans le quartier Saint-Martin et en haut de la rue de Cambrai », précise le président. Avis aux amateurs ! Il leur en coûtera 90 € la première année, puis 60 € les suivantes.
Jardins familiaux : 106, rue de Normandie à Saint-Quentin. Bureau ouvert le jeudi de 13 h à 17 h. Tél. : 03 23 65 39 82.