Hélène Ségara : Tout recommence…

Hélène Ségara, c’est d’abord une voix : unique, lumineuse, portée par des mélodies cristallines… Mais c’est aussi une artiste attachante qui, depuis vingt ans, porte la tendresse comme un étendard. En concert à Chauny ce vendredi 5 février, l’artiste a répondu aux questions de St-Quentin Mag.

Votre dernier album s’intitule « Tout commence aujourd’hui ». Pourquoi ce titre ?
Hélène Ségara : « Disons qu’il fait clairement référence à cette période très délicate que j’ai récemment traversée, durant laquelle j’ai été confrontée à la maladie. Cette épreuve m’a naturellement marquée mais elle m’a aussi rendu plus forte. En donnant ce titre à mon dernier album, j’ai aussi voulu faire passer un message : oui, chacun, à un moment de sa vie, peut décider de tout recommencer. Rien n’est irréversible. »

Pour cet album, vous vous êtes entourée de grands noms, à commencer par Jean-Jacques Goldman…
Hélène Ségara : « Oui, c’est d’ailleurs lui qui a écrit les paroles très optimistes du morceau « Tout commence aujourd’hui ». Mais avant cela, j’ai dû prendre mon courage à deux mains pour qu’il accepte d’écrire pour moi. Jean-Jacques, on ne peut l’obliger à rien ! Mais il m’a fait ce magnifique cadeau et je lui en suis reconnaissante. »

Zazie a elle aussi collaboré à cet album…
Hélène Ségara : « Zazie a cette plume si particulière que j’aime beaucoup. L’avantage avec elle, c’est qu’on a pu parler de femme à femme ! J’avais en réserve une musique composée par Mathieu Lecat, mon mari, et j’ai aussitôt pensé à elle pour les paroles. A l’arrivée, une chanson consacrée au genre humain, dans laquelle Zazie et moi partageons la même philosophie. Une chanson tout en finesse sur l’amour et la tendresse, que j’interprète avec ma fille Maya… »

Maya n’a qu’une dizaine d’années mais elle semble déjà très attirée par la chanson…
Hélène Ségara : « Je crois que j’aurai beaucoup de mal à la décourager de devenir artiste ! Mais en même temps, cette perspective est toujours un peu effrayante. Je suis bien placée pour savoir à quoi sont aujourd’hui exposés les artistes. Faut être costaud ! »

Etre sur scène est pour vous un vrai plaisir ?
Hélène Ségara : « Ah oui ! Je connais un ou deux artistes qui sont terrifiés à l’idée de monter sur scène. Moi, c’est tout le contraire. Etre au plus près du public est la plus belle des récompenses. Bien sûr, j’ai toujours le trac, mais au fil des chansons, je prends la température de la salle et je me laisse porter par le public. Et puis, au-delà de la musique, mes concerts sont comme une thérapie à travers laquelle j’essaie de faire passer des messages positifs auprès du public. Ces messages sont comme une petite pastille acidulée, un peu sucrée, qui fait du bien à chacun. »

On vous a découverte en 1996 avec « Je vous aime adieu ». Vingt ans de carrière, c’est énorme !
Hélène Ségara : « C’est une sacrée tranche de vie ! (rires) Mais vous savez, ça ne m’intéresse pas de durer, d’être n° 1, d’être prise dans le tourbillon. Je n’ai jamais été obnubilée par cet aspect du métier. D’ailleurs, je ne suis pas taillée pour être dans la lumière 24 h sur 24. Mais naturellement, je suis pleine de reconnaissance envers tous ceux qui m’ont toujours suivie durant ces vingt dernières années. »

En concert le vendredi 5 février à 20 h 30 au Forum. Tarifs : 35 & 38 €. Infos au 03 23 52 23 52.