Frank Michaël : L’amour un jour, l’amour toujours…

Ah, l’amour ! Plus qu’un fonds de commerce, c’est une vocation pour Frank Michaël qui, depuis quatre décennies, fait battre le cœur de ses fans. Lesquelles auront encore les yeux de Chimène pour l’auteur de « Toutes les femmes sont belles », en concert au Splendid ce dimanche 14 septembre. En attendant, voici l’interview vérité du plus sympa des chanteurs de charme…

Avec Adamo et Frédéric François, vous partagez deux points communs : être d’origine italienne et vivre en Belgique. C’est obligatoire pour devenir chanteur de charme ?
Frank Michaël : « Non, ce n’est pas nécessaire ! Ça relève sans doute du hasard. Cela dit, c’est vrai qu’en Italie, on aime facilement pousser la chansonnette. Il y a le soleil, les femmes… Ça rend les hommes heureux ! Alors, peut-être que nos origines nous ont donné un petit coup de pouce. »

Vous vous tirez la bourre avec Adamo et Frédéric François ?
Frank Michaël : « Pas du tout ! On est même très copains. D’ailleurs, Adamo m’a écrit trois ou quatre chansons. »

Soyez honnête : est-ce que toutes les femmes sont vraiment belles ?
Frank Michaël : « Dans ma chanson, je parle surtout de la beauté intérieure… Après, l’enveloppe est ce qu’elle est. Est-ce que tous les hommes sont beaux ? Non ! On n’est pas tous Alain Delon. »

Et vous, vous vous trouvez beau ?
Frank Michaël : « Beau ? Ça dépend des jours. Certains matins, je me trouve pas mal, d’autres un peu moins. Mais bon, je dois vous avouer que ça n’est pas du tout ma première préoccupation. »

Au fait, pourquoi avoir pris un nom d’artiste. Votre vrai nom, Franco Gabelli, ça sonnait plutôt bien…
Frank Michaël : « C’est une longue histoire… En 1974, j’enregistre mon premier 45 tours chez RCA. Et le directeur artistique de l’époque trouvait que mon nom sonnait trop italien. Gabelli, ravioli, spaghetti… Vous voyez ce que je veux dire. J’ai sauvé Frank et j’ai choisi Michaël au hasard. Mais avec le recul, j’aurais préféré conserver mon vrai nom. »

Dans votre vie privée, vous êtes plutôt tombeur ou père tranquille ?
Frank Michaël : « Sans hésiter, père tranquille ! D’ailleurs, j’ai toujours été comme cela, même jeune. Ça tient à mon éducation. Mon père tenait à ce que je sois quelqu’un de très respectueux. »

Allez, la question qui tue et à laquelle vous n’échappez jamais : pourquoi diable les grands médias s’obstinent-ils à vous snober ?
Frank Michaël : « Celle-là, on me la pose tous les jours ! (rires) Et vous savez quoi ? Je n’ai toujours pas de réponse. C’est même un vrai mystère. Je fais plus de 100 spectacles par an, je remplis les salles, j’ai plus de 50 disques d’or et de platine et à l’arrivée, je ne suis jamais invité sur les plateaux de télévision. Moi, je fais avec. Ce sont mes fans qui en souffrent le plus. »

Vous avez, paraît-il, vendu plus de 20 millions de disques.  Alors, riche comme Crésus ?
Frank Michaël : « Disons que je vis très confortablement. Comme quelqu’un qui gagne bien sa vie. Mais bon, entre les frais et les impôts… »

Vous avez remarqué ? Vos fans ont souvent les cheveux blancs. C’est… une mode ?
Frank Michaël : « Non ! (rires) Mes fans sont surtout des seniors. C’est mon public et je n’ai surtout pas envie d’en changer ! L’avantage avec mes fans qui sont, c’est vrai, d’un certain âge, c’est qu’elles ne téléchargent pas. Elles continuent d’acheter mes disques. Moi, ça me convient très bien. »

Au fait, si vous n’étiez pas Frank Michaël, vous seriez qui aujourd’hui ?
Frank Michaël : « Ça mérite réflexion… Je pense que j’aurais été musicien. J’ai commencé l’accordéon à l’âge de 8 ans et j’ai joué pendant une douzaine d’années. J’aurais donc pu devenir accordéoniste. »

Concert au Splendid : dimanche 14 septembre à 16 heures.

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