Frank Lebœuf brûle les planches !

Quand on songe à Frank Lebœuf, impossible d’oublier le vainqueur de la coupe du monde 1998, difficile de faire l’impasse sur ses 50 sélections en équipe de France, impensable de faire une croix sur la star de Chelsea… Un footballeur de légende ? Assurément ! Mais au-delà de l’icône du ballon rond, il y a un homme de caractère qui, une fois ses crampons raccrochés, a joué pleinement la carte de la reconversion en devenant comédien. Après avoir enflammé les terrains de foot, le voilà qui brûle les planches ! Rencontre…

Dans « Ma belle-mère, mon ex et moi », vous campez le rôle d’un présentateur télé auquel tout sourit…
Frank Lebœuf : « L’argent et la célébrité font effectivement partie de son quotidien. Et depuis que sa femme l’a quitté, il a tendance à passer beaucoup de temps dans les bras de mannequins russes. La belle vie (rires) ! Mais les choses vont rapidement se compliquer le jour où sa belle-mère, complètement ruinée, débarque chez lui pour lui réclamer de l’argent. Et dans la foulée, c’est son ex-femme qui fait à son tour son apparition pour lui faire une révélation… Laquelle ? Pour le savoir, rendez-vous au théâtre ! »

Puisqu’il est question de théâtre, il paraît que, gamin, c’était votre toute première passion, bien avant le foot…
Frank Lebœuf : « C’est vrai. C’est ma maman qui m’a initié au théâtre. Je me souviens que vers l’âge de 4-5 ans, je regardais avec elle « Au théâtre ce soir » à la télévision. Mais dans mon petit village de Saint-Cyr-sur-Mer, il n’y avait pas de cours pour apprendre à jouer la comédie. Du coup, tout jeune, j’ai rejoint l’école de foot que mon père avait lui-même créée. »

En 2005, bye-bye le foot ! Et vous décidez de partir à Los Angeles pour apprendre le métier de comédien. Pourquoi ce choix ?
Frank Lebœuf : « J’avais envie de découvrir les USA. Mais surtout, je souhaitais mener une vie normale, en étant traité comme tout le monde. Le fait d’être inconnu là-bas m’a permis de m’initier au métier de comédien comme n’importe quel élève. »

De retour en France, le théâtre vous a tendu les bras. En revanche, côté ciné, rien…
Frank Lebœuf : « Le bide complet ! (rires) Le barrage se faisait dès les directeurs de casting qui ne voulaient surtout pas entendre parler du footeux ! C’est un cliché très français : dans notre pays, on a du mal à accepter que les gens changent de case ou d’existence. Du coup, faut être patient… Après dix ans de carrière au théâtre, je commence enfin à avoir des propositions au cinéma, dont certaines pourraient se concrétiser dès le printemps. »

Sinon, le foot ne vous manque pas trop ?
Frank Lebœuf : « Plus du tout ! J’ai 48 ans, j’ai derrière moi une belle carrière, j’ai pratiquement tout gagné… Et puis, vous savez, la vie d’un joueur professionnel ressemble à celle d’un moine. On mange foot, on dort foot, on pense foot, on parle foot… Un jour, on est franchement content d’arrêter. »

« Ma belle-mère, mon ex et moi » : samedi 27 février (20 h 30) Forum de Chauny.