Fin des contrats aidés Le coup de gueule de Frédérique Macarez

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Après avoir supprimé le 30 juin dernier la prime à l’embauche de 4 000 € pour les PME, Emmanuel Macron a décidé de mettre fin aux contrats aidés. Un dispositif jusqu’alors ouvert aux collectivités, associations et entreprises, soutenu par l’Etat pour faciliter l’insertion professionnelle des personnes éloignées du travail. Près de 20 000 personnes sont concernées en Picardie. Frédérique Macarez, maire et vice-présidente de l’Agglo du Saint-Quentinois, s’insurge.
Pourquoi ce coup de gueule contre la fin des contrats aidés ?
Frédérique Macarez : « On nous fait des effets d’annonce négatifs avec un effet de balancier, on y va, on n’y va pas. Nous avons un énorme problème de confiance avec ce gouvernement qui revient de manière rétroactive, moins 10 %, sur des crédits accordés pour 2017 alors que nous avions réalisé un budget avec des prévisions de recettes et de dépenses. »
Que vont devenir les personnes en  contrat aidé ?
Frédérique Macarez : « Alors qu’elles sont déjà recrutées, les garderies périscolaires apprennent dix jours avant la rentrée que ces contrats sont supprimés sans apporter de solution. Comment fait-on ? On laisse les familles, les centres sociaux sans possibilité d’intervention auprès des publics ?
Comment faire vivre des associations sur des questions de solidarité, d’accompagnement des populations. On laisse sur le carreau ces personnes. »
Quel est donc l’avenir de ces personnes ?
Frédérique Macarez : « Un retour à Pôle emploi. Nous allons participer à leur indemnisation alors que nous aurions préféré payer en contrepartie d’un travail. Il n’y a pas d’économies, c’est un problème dramatique. C’est aussi une question de dignité pour ces personnes. J’ai l’impression que ce gouvernement ne comprend pas la situation des territoires en n’accompagnant pas ceux qui ont besoin d’un coup de pouce ».