Fais comme l’oiseau

Voler, le rêve d’Icare, qui n’a pas songé un jour à le concrétiser ? Michel Fuguain l’a chanté : « Fais comme l’oiseau ». Aujourd’hui, Eric, Olivier, Guillaume et Franck, toute une bande de copains du Saint-Quentinois, s’envoient en l’air dès que la météo le permet. Voler n’est plus l’apanage de privilégiés, tout un chacun peut profiter de la 3e dimension à moindre coût grâce aux ULM (ultra-légers motorisés) et plus particulièrement les paramoteurs. Ces derniers représentent le 2e plus grand nombre de licenciés de la Fédération Française PLUM.
Pour quitter le plancher des vaches, une voile semblable à celle d’un parachute de 25 à 45 m2, et un moteur de 80 à 250 cm3 accroché dans le dos. Après une dizaine d’heures de formation au sol pour apprendre à maîtriser sa voile (la faire décoller et la maintenir en l’air) et un examen théorique, c’est le premier envol. « Un moment magique, on s’en souvient toute sa vie. On se sent fragile, accroché à la voile par des ficelles, puis on prend confiance », confesse Olivier Richet. Après un décollage en courant, les pilotes évoluent entre 50 et 70 km/h, entre le plafond nuageux et au minimum 150 m du sol pour des raisons de sécurité.  « C’est l’aéronef le plus sûr au monde, en cas de panne de moteur, on se pose sans souci grâce au parachute. »
Avec un plein, 10 à 12 litres, l’unique coût de chaque vol, l’autonomie peut aller jusqu’à 3 heures. Cet été, après avoir décollé de Roupy, les pilotes se sont posés à Cayeux deux heures plus tard. Le rêve d’Icare est devenu réalité.

Six catégories
Les ULM comptent six catégories d’aéronefs : les paramoteurs ( une voile et un moteur dans le dos) ; les pendulaires (le pilote  est placé dans un tricycle motorisé suspendu à une aile delta) ; les multiaxes (petits avions) ; les autogires (tout petit hélicoptère) ; les aérostats (ballons) et enfin les hélicos.

Club à Roupy
Le poids total au décollage d’un ULM ne doit pas excédé 450 kg. A Roupy, présidé par Franck Buzin, le club « Plaisir ULM de Picardie », regroupe une vingtaine de pilotes et dispose d’un moniteur diplômé. Pour espérer décrocher le précieux sésame délivré par la Direction générale de l’aviation civile, seules obligations : être âgé au minimum de 15 ans et présenter un certificat médical.

En pratique
L’aérodrome possède un espace sécurisé pour le décollage et l’atterrissage des paramoteurs. Si leurs vols sont les plus sûrs, quelques règles de sécurité s’imposent néanmoins  : une vérification détaillée et soignée du matériel, s’assurer des conditions météorologiques et être en possession de tous ses moyens physiques. La taille de la voile détermine la vitesse de vol. Plus elle est grande, plus elle offre de résistance à l’air et moins la vitesse est élevée. Pour s’équiper de matériels neufs prévoir un budget de l’ordre de 10 000 € Le prix de l’heure de vol se résume au seul coût du carburant. Contact : Franck Buzin au 06 75 27 84 51.