Et si le bénévolat rapportait des points retraite ?

Elu député Républicain le 20 mars dernier, succédant ainsi à Xavier Bertrand qui se consacre désormais exclusivement à la région des Hauts-de-France,  Julien Dive va présenter son premier projet de loi. A 31 ans, le jeune parlementaire a planché sur le problème du bénévolat associatif. Aujourd’hui encore, malgré l’importance du bénévolat dans la vie de la cité, les bénévoles qui donnent de leur temps sans compter ne reçoivent aucune contrepartie. Seul Jean-François Lamour, alors ministre des Sports, avait fait un peu évoluer les choses en autorisant dans certains cas à rémunérer les intervenants avec des chèques emploi-service.
Dans une France où le bénévolat est vieillissant, mais où malgré tout les Français  n’hésitent pas à se mobiliser pour les grandes causes, Julien Dive propose la mise en place d’un esprit « méritocratie ». Ainsi, en contrepartie de cinq années de bénévolat en qualité de membre actif au sein d’une association non religieuse, non politique et non industrielle, sous condition de déclarer ses membres chaque année en sous-préfecture, cette durée validerait un trimestre de droit à la retraite. Un dispositif à destination des sans emploi, des mères ayant cessé leur activité pour élever leurs enfants…
Vingt ans de bénévolat permettraient donc de partir une année plus tôt à la retraite. « Ce projet de loi n’est pas partisan, il peut être soutenu par la droite comme par le gauche. Son objectif est de récompenser et de rajeunir le bénévolat », insiste Julien Dive. Affaire à suivre…