Elyziks 2018 : c’est TOP !

Pour la 4e année consécutive, Saint-Quentin va jouer dans la cour des grands avec son Festival Les Elysiks, programmé ce samedi 16 juin sur les Champs-Elysées. Encore une fois du lourd, du très lourd même, pour ce rendez-vous exceptionnel et entièrement gratuit. Après Les Rois de la Soul en 2015, Axel Red l’année suivante, puis Michael Jones en 2017, voici cette année le roi du swing manouche et du blues : le sémillant Sanseverino !
Les trois coups seront frappés dès 10 h dans l’allée centrale des Champs-Elysées avec l’ouverture du marché artisanal et, au palais des sports, de la convention du disque vinyle. Une quarantaine d’exposants, dont des sujets de sa royale Majesté, pour plus de 200 mètres linéaires de 45 et 33 tours. De quoi dénicher des enregistrements devenus rares !
Et en cette période de Mondial de foot, à midi, retransmission sur écran géant de la première rencontre des Bleus opposés à l’Australie. Bref, une journée non-stop de musique, exposition photos, animations pour les plus jeunes (structures gonflables, ateliers maquillages, jeux, lanterne à BD…). Et dès la fin du match, des concerts sans interruption avec la scène découverte, suivie du Tremplin 2018 avec quatre groupes en compétition. A 20 h, concert de Ridsa, le jeune rappeur français qui cartonne. Et pour finir en beauté, place à Sanseverino à 22 h 15. Avec un budget de plus de 120 000 €, cette nouvelle édition des Elyziks s’annonce sous les meilleurs auspices. « Ce festival est possible grâce à nos partenaires qui nous font confiance. C’est un rendez-vous familial et musical entièrement gratuit », insiste Amédée Zapparata, le président des Elysiks. Pas moins de 15 000 personnes l’an dernier, un record qui pourrait être battu cette année.

élyziks 2018 : le programme détaillé

Samedi 16 juin
– 10 h : ouverture du marché artisanal sur les Champs-Elysée et de la convention disque vinyle au palais des sports (jusqu’à 18 h).
– 12 h : retransmission du match de foot France-Australie sur écran géant (près du kiosque).
– 14 h à 18 h : concerts sur la scène découverte avec les groupes L’Araignée du plafond, Lazy, Beggars Banquet, Avria et
Giovanni, Ka Leds.
– 18 h : tremplin des Elysiks avec Dolorest, Nyctalope, Akatot’ M et Syd Kult.
– 20 h : concert de Ridsa.
– 21 h : proclamation des résultats du Tremplin et annonce par le maire de l’invité vedette 2019 des Elysiks. Puis, concerts de Moon in June, Lys & Steve Hewit,
La Mordue.
– 22 h 15 : concert de Sanseverino.

Sanseverino en live samedi soir

Sanseverino, plus connu pour son univers jazz manouche et la musique tzigane, est actuellement en tournée avec son dernier opus « Montreuil/Memphis » aux couleurs blues-rock. Cet auteur-compositeur, amoureux du vélo, sera en clôture de l’édition 2018 des Elyziks pour le plus grand plaisir de tous. Rencontre…

Dans votre dernier album, « Montreuil/Memphis », vous avez résolument emprunté la route du blues-rock. Pourquoi ce choix ?
– Sanseverino : « Tout simplement l’envie de travailler un univers musical différent. Cet album a vraiment été conçu pour nourrir ma nouvelle tournée et j’avais très envie de me tournée vers l’électrique.Le blues et le rock font partie des genres musicaux que j’aime. Je n’ai pas envie de me fidéliser sur un seul univers musical. Je voulais tester autre chose. Je sais que ce n’est pas commercial, mais bon ! »

Pourquoi l’avoir intitulé « Montreuil/Memphis » ?
– Sanseverino : « C’est une chanson de l’album et je trouve qu’elle reflète bien l’ensemble. C’était pour faire le lien entre le blues-rock de Memphis et le lieu d’enregistrement de l’album, en l’occurrence Montreuil. »

Dans vos textes, on retrouve souvent le thème du vélo. C’est une passion ?
– Sanseverino : « Oui, c’est comme ceux qui aiment le foot et qui chantent sur ce thème. Si j’aimais la pêche, j’aurais écrit sur la pêche… mais je suis un fan de vélo ! Je n’ai pas la télé, donc je ne peux pas le suivre comme j’aimerais. Je profite des tournées pour regarder des courses dans les chambres d’hôtel. D’ailleurs, le titre « Montreuil/Memphis » parle non pas d’un tour de France mais d’un tour du monde à vélo. »

Sanseverino sur scène, ça donne quoi ?
– Sanseverino : « Ça donne un mec nature qui fait de la musique rythmée. Avec cette tournée, il n’y a pas de place pour un slow ou une musique calme. »

Que représente le blues-rock pour vous ?
– Sanseverino : « C’est quelque chose qui nous vient des Etat-unis et qui reste positif, contrairement à ce que Trump fait aujourd’hui. A la base, c’est une musique pour les ados qui veulent faire chier leurs parents ! » (rires)

Votre premier album sonnait jazz manouche. C’est fini pour vous ce style ?
– Sanseverino : « J’en joue encore avec des amis, mais c’est fini depuis quinze ans. J’aime changer à chaque fois d’univers musical. Le jazz manouche, c’était pour moi une étape. Voilà, c’est fait, je peux passer à autre chose ! »

N. Laurence