Destination l’espace

Le satellite de l’Insset prêt à s’envoler

Le nanosatellite de l’Insset arrive au terme de son développement. En février 2016, il devrait s’envoler depuis Kourou (Guyane française) en direction de l’espace. Une fois parvenu à 600 km d’altitude, il va tourner autour de la Terre pour une descente de neuf mois qui devrait s’achever à 80 km de nos têtes, où il sera désintégré par l’atmosphère.
Pour Thierry Capitaine, enseignant-chercheur, et ses étudiants en « Systèmes embarqués », c’est l’aboutissement de trois ans de travail. « Le projet est intéressant car il comporte des contraintes que l’on ne rencontre pas sur Terre. Dans l’espace, il n’y a personne pour remettre à zéro le nanosatellite en cas de besoin. Et les températures sont extrêmes. »
L’engin spatial est un rectangle de 10 cm sur 20 cm. « Il pèse 2 kg avec sa charge utile. En moyenne, il faut compter environ 100 000 € pour envoyer 1 kg de matériel dans l’espace. »
Le satellite saint-quentinois sera accompagné de 50 autres projets du même gabarit. Le nanosatellite embarque un capteur qui sera chargé d’analyser l’oxygène durant sa descente. Les données collectées seront transmises par ondes radio à l’IUT de Saint-Quentin et au lycée Condorcet. Vendredi 29 mai, l’inauguration du petit engin sera faite en présence de représentants de la Nasa et de l’agence spatiale européenne.