Dans la rue de Lyon Coup d’envoi des travaux de consolidation

Après la mise en place d’un périmètre de sécurité et le comblement de deux cavités, les travaux de consolidation des affaissements de la chaussée, constatés rue de Lyon en février dernier, ont débuté. Pas moins de 230 injections de mortier sur 1 000 m2 sont à réaliser. Ce chantier de plus de 1 million d’euros (réseaux d’eau, trottoirs et voirie) s’effectuera en trois phases et ne devrait pas se terminer avant octobre prochain. Contrairement à Paris où, pour l’incendie de Notre-Dame un projet de loi a permis de s’affranchir des règles d’urbanisme et de commande publique, Saint-Quentin n’a pas été reconnu comme travaux d’urgence, obligeant la Ville à lancer un appel d’offres pour trouver une entreprise, d’où une perte de temps. Frédérique Macarez a rappelé que les sondages déjà effectués avaient permis de confirmer les inquiétudes de la Ville :
vides, caves non connues et sols décomprimés. A l’occasion des travaux, Ville et Agglo ont décidé de refaire à neuf les réseaux d’eau potable et de rénover les réseaux d’eaux pluviales et eaux usées. Jusque fin juin, les travaux de réseaux vont s’effectuer rue de Lyon, entre la rue Quentin de La Tour et la rue de Vesoul. Les injections nécessiteront pour leur part la création d’un puits de forage tous les 2 mètres pour parvenir à un maillage serré efficace qui recomprimera le sol en sa surface d’implantation. Ces travaux s’effectueront successivement par zone (rue de Lyon, rue de la Sous-Préfecture, rue d’Isle et rue Anatole-France) pour permettre de conserver la circulation dans les rues Anatole-France, Sous-Préfecture et d’Isle.
« Nous sommes très pressés d’agir, mais la situation est complexe et difficile. Nous devons passer ce moment dans les meilleures conditions possibles », a conclu Frédérique Macarez.

 

Questions à Frédérique Macarez
L’accès aux commerces sera-t-il préservé pendant les travaux ?
– F. Macarez : « Evidemment, nos préoccupations sont de conserver le maximum de facilités pour la circulation et les commerçants. Les entrées et sorties de commerce mais aussi les cheminements piétons seront préservés pour que l’activité économique puisse se poursuivre normalement pendant le chantier. »
La ville sera-t-elle aidée financièrement pour faire face à ces travaux ?
– F. Macarez : « Le 29 mars, j’ai rencontré le président de la République à qui j’ai demandé la solidarité nationale. Aussitôt, l’Etat s’est mobilisé et deux demandes de subvention ont été effectuées. Une auprès des Fonds Barnier (Etat) et l’autre au Feder (Europe). Des commissions sont prévues en juin prochain pour acter ces subventions. Le 20 mars, j’ai également adressé un courrier à M. Gérald Darmanin, le ministre du Budget et des Comptes publics, demandant que l’administration fiscale permette des dégrèvements pour les activités commerciales à proximité du chantier. »