Claudio Capéo – Le succès en bandoulière

Il s’est fait connaître dans l’émission « The Voice », saison 5. Claudio Capéo sillonne désormais l’Hexagone avec son groupe et un troisième album qui affiche déjà plus de 400 000 ventes ! Leurs chansons « Un homme debout », « Riche », « ça va ça va » tournent en boucles sur les ondes et leur notoriété ne cesse de grandir. Avant de faire la tournée des Zénith, Claudio Capéo et sa bande seront sur la scène du Splendid ce vendredi 24 novembre…

Votre dernier album enregistre plus de 400 000 ventes. Vos impressions ?
Claudio Capéo : « ça nous dépasse fortement. On ne pensait pas avoir de tels retours des gens. Même si les chiffres sont totalement fous, on continue de ne pas se prendre au sérieux et nous profitons de cela au jour le jour, à 100 %. »

Vous vous attendiez à un tel succès?
Claudio Capéo : « Non, on vit vraiment un rêve d’enfant. Nous avons commencé il y a dix ans à faire de la musique avec des potes et ce sont les mêmes membres du groupe aujourd’hui. On est juste une bande de sales gosses qui arpente toute la France. »

Comment décrivez-vous votre style ?
Claudio Capéo : « On peut définir cela par de la chanson française urbaine. On essaye d’avoir des textes simples qui parlent de nous, de notre histoire. On partage avec les gens un bout de notre chemin, le tout sur de l’accordéon et des productions urbaines. »

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Claudio Capéo : « La vie de tous les jours, les gens, la vie de groupe et les rencontres que nous faisons durant la tournée. On est confronté à des nouvelles problématiques de vie avec de nouveaux thèmes, mais on reste les mêmes. »

Comment êtes-vous passé du rock métal à l’accordéon ?
Claudio Capéo : « Tout simplement en ne se mettant aucune barrière musicale. C’est vraiment quelque chose que nous avons fait sans forcer, en se laissant aller musicalement. »

Vous vous êtes fait connaître dans la saison 5 de « The Voice ». Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette aventure ?
Claudio Capéo : « Au début, je ne voulais pas le faire mais les Capéo m’ont poussé à y aller. Cela faisait dix ans que le groupe existait et on voulait forcer le destin. Au final, ce fut une expérience fabuleuse avec des gens et des vraies rencontres. Même si personnellement, je n’aime pas la compétition et encore moins lorsqu’elle est musicale. Je suis bien trop gentil pour cela. »

Votre coach était Florent Pagny. Avez-vous encore des contacts ?
Claudio Capéo : « On se croise sur des plateaux, on a toujours une bonne entente. J’ai été rapidement sorti de « The Voice », je n’ai pas eu trop affaire à lui, mais au final, c’est aussi grâce à lui que nous en sommes là. »
Chanteur, musicien… Est-ce que vous écrivez aussi vos textes ?
Claudio Capéo : « Oui, pendant quasiment dix ans, j’ai écrit mes paroles. Quelquefois, les paroles venaient aussi des musiciens et pour le dernier album, j’ai également fait appel à des paroliers, car il nous fallait de nouvelles chansons très rapidement. Cela m’a permis de découvrir de nouvelles façons d’aborder des sujets et au final, ils ont été un peu comme des psys. Je leur ai dévoilé une partie de moi-même et ils l’ont mis en mots. Ce sont des gens fabuleux. »

N. Laurence

Concert vendredi 24 novembre à 20 h au Splendid. Tarif : 39 €.