Claudia Tagbo : Au Splendid, elle va vous rendre « crazy » !

Du rire, de la danse et du chant : sur scène, Claudia Tagbo sait tout faire ! Une véritable femme-orchestre, libérée et charmeuse, présente le 2 octobre prochain au Splendid pour présenter « Crazy », spectacle dynamité par Fabrice Eboué. Rencontre…

Après Claudia Cardinale et Claudia Schiffer, vous êtes la Claudia qui monte ?
Claudia Tagbo : « En tout cas, si je m’appelle Claudia, c’est parce que mon père était fan de Claudia Cardinale. Il la trouvait sublimement belle ! C’est vrai qu’elle est pas mal. »

De quoi parlez-vous dans « Crazy », votre one-woman chaud bouillant ?
Claudia Tagbo : « De tout ! Des rapports entre les hommes et les femmes, de notre société complètement folle où tout va à la vitesse de l’éclair… Il y a tellement de situations qui prêtent à rire. Et puis, j’aime bien le mot « crazy ». C’est court et ça pète sur une affiche. »

L’an passé, vous avez déclaré à « Elle » que vous aviez plus été bloquée par vos rondeurs que par votre couleur…
Claudia Tagbo : « C’est vrai. On est dans un métier où l’on passe sans arrêt des castings. Ce n’est pas nous qui choisissons, ce sont les autres qui nous choisissent avec tous les diktats qui ont trait au physique. L’ennui, c’est qu’on ne fait pas toutes du 36 ! Et les stylistes qui t’habillent te le font bien sentir ! Moi, je reconnais que je suis un peu hors norme. Je dépasse légèrement du cadre de la caméra. Et puis zut ! Ils n’ont qu’à inventer une caméra 3D (rires). »

Il paraît que vous ne voulez jamais dire votre âge…
Claudia Tagbo : « A quoi ça sert ? Je n’ai pas envie de mentir aux gens. Et puis, on a d’abord l’âge de ce que l’on fait. C’est ce que dit mon père. »

Certaines rencontres ont été déterminantes dans votre carrière. Si je vous dis Jamel Debbouze…
Claudia Tagbo : « Je réponds humour et générosité. Cette rencontre remonte à 2006, l’année où j’ai rejoint le Jamel Comedy Club. Je voulais profiter de son énergie et de son envie de partager. Ça m’a permis aussi d’élargir mon public. »

Si je vous dis Arthur…
Claudia Tagbo : « Alors là, on passe tout de suite la vitesse supérieure. La télé, c’est un tel accélérateur. Ça multiplie tout par 20, par 100, par 1 000 ! En participant à « Vendredi tout est permis », on touche forcément le grand public. Soudain, je suis rentrée dans la vie des gens et je n’ai aucune envie d’en sortir ! »

Pour finir, Fabrice Eboué…
Claudia Tagbo : « C’est sans doute ma plus belle rencontre. On a créé « Crazy » ensemble. Je suis quelqu’un qui écrit plutôt debout, en m’enregistrant. Lui, il a le stylo facile. Il est capable de se mettre devant une feuille blanche et de dégainer toute une série de vannes à double sens. Il est vraiment très fort. »

Avec Gérard Lanvin, vous êtes à l’affiche de « Bon rétablissement ». Le ciné, c’est votre avenir ?
Claudia Tagbo : « Vous savez, je n’en suis pas à mon premier film ! Le premier remonte à 2002. J’ai une tendresse particulière pour « Le crocodile du Botswanga » de Fabrice Eboué. Il a fait un carton au Canada ! Il n’est pas question pour moi de me focaliser sur le cinéma. J’ai envie de théâtre, de chant, de danse. De tout ! (rires) ».

Question bonus : Gérard Lanvin, il est vraiment aussi bougon qu’il en a l’air ?
Claudia Tagbo : « Si bougon, ça veut dire être bosseur, droit dans ses bottes, respectueux, réagir à ce qui se passe autour de soi, ne rien lâcher, alors oui, on peut dire que Gérard Lanvin est bougon. »

Claudia Tagbo au Splendid : jeudi 2 octobre à 20 h. Places en vente à la billetterie (47, rue d’Isle).