CHRISTOPHE Une légende au Splendid

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Même s’il s’en défend, Christophe fait incontestablement partie des légendes de la chanson française. Depuis 1965 et son inoxydable « Aline » (le premier slow d’été français !), il ne cesse de promener son élégante silhouette dans des univers toujours changeants. Mais ne nous y trompons pas : derrière le dandy séducteur se cache un véritable artiste qui, loin des codes et des modes, a toujours refusé de tricher. En attendant de le retrouver sur la scène du Splendid, Christophe a répondu à nos questions. Cash et sans langue de bois.

L’an passé, vous avez sorti votre 13e album : « Les vestiges du chaos ». 13 : un chiffre qui vous porte chance ?
Christophe : « En tout cas, c’est un chiffre que j’ai souvent croisé dans ma vie. Peut-être parce que je suis né un 13 octobre… J’ai un rapport au 13 que je ne m’explique pas. Et côté chance, c’est pas vraiment ça. Mais bon, je fais avec ! »

Dans ce nouvel album, vous vous êtes orienté vers des sonorités résolument plus pop. Pourquoi ce choix ?
Christophe : « Cet album est surtout le reflet de ce que j’aurais pu faire dès les années 80. Mais durant toute une partie de ma carrière, je n’ai cessé de rencontrer des gens qui ont toujours freiné ma création. Vous savez, un producteur, c’est tout sauf un visionnaire ! (rires) Aujourd’hui, les choses ont changé et c’est vrai que je me sens plus libre dans mes créations. J’ignore si cet album est plus pop mais il dans la veine de mes expérimentations musicales. Moi, je fais de la musique à longueur d’année et avec l’évolution des technologies, le travail sur la matière sonore est devenu passionnant. C’est ça qui m’intéresse, pas les étiquettes. »

Vous avez déclaré un jour : j’suis pas chanteur, j’suis pas musicien, j’suis autodidacte. Vous confirmez ?
Christophe : « J’ai dit ça ? C’est vrai que je suis autodidacte. Quelqu’un qui n’a jamais été musicalement formaté. D’ailleurs, ce qui me définit le plus, c’est ma voix. Une voix qui n’était pas vraiment faite pour être chanteur… »

Une voix qui fait tout de même partie des légendes de la chanson française…
Christophe : « Attendez, moi je ne me considère pas comme une légende. Je suis vivant et bien vivant ! (rires) Après, c’est vrai que les nouvelles générations aiment bien ma palette sonore. Ça veut dire que ma musique parvient à traverser le temps. »

Christophe sur scène : à quoi faut-il s’attendre ?
Christophe : « Tout dépend de la salle et de l’ambiance. Quand j’ai fait Pleyel, par exemple, j’avais conçu un show très cinématographique. Ce qui est sûr, c’est qu’avec mes six musiciens, on a besoin d’espace. Mes concerts se déclinent en deux parties : durant la première, j’interprète l’intégralité des chansons des « Vestiges du chaos ». Et dans la seconde, j’évoque le souvenir de mes chansons plus anciennes. »

A ce propos, parmi toutes vos chansons, quelle est celle qui vous colle le plus à la peau ?
Christophe : « Aline, bien sûr. Ma première expérience avec le showbiz. Un truc à la Beatles !  »

B. Duchet
En concert au Splendid : samedi 18 mars à 20 h 30. Tarif : 39 €.  Billetterie : 47, rue d’Isle (03 23 62 36 77).

Dernier album : « Les vestiges du chaos » (Universal -Photo : Lucie Bevilacqua)