Charlot un jour Charlot toujours !

Durant plus d’un quart de siècle, Jean Sarrus aura été l’un des piliers des Charlots, une bande de joyeux drilles qui s’amusait à jongler entre musique et cinéma, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. Et c’est naturellement avec le sourire que nous retrouverons l’ami Jean sur la scène de la Boite à Rire, les 6 et 7 septembre, dans un tout nouveau spectacle : « Le Charlot fait son cinéma ». En attendant, l’humoriste a accepté d’ouvrir sa boite à souvenirs…

Parlez-nous du spectacle que vous allez présenter à Saint-Quentin…
– Jean Sarrus : « Dans ce spectacle, j’évoque tout simplement l’aventure des Charlots vue de l’intérieur. J’entraîne les spectateurs dans les coulisses de nos tournées, sur les plateaux de cinéma, en voiture à travers la France, dans les chambres d’hôtel… On voyage beaucoup, y compris à l’étranger puisqu’avec les Charlots, nous nous sommes produits un peu partout en Europe mais aussi en Afrique et en Asie. Les anecdotes ne manquent pas ! »
à compter de 1966, vous avez vécu vingt-six ans dans la peau d’un Charlot. Vos meilleurs souvenirs ?
– Jean Sarrus : « Côté musique, mon meilleur souvenir remonte à 1967, année durant laquelle on a tourné en France avec les Rolling Stones. Une chance inouïe ! Côté cinéma, les cinq films qu’on a tournés avec Claude Zidi restent de grands moments. »
Et les pires souvenirs ?
– Jean Sarrus : « Très franchement, il n’y en a pas. Avec les Charlots, on a eu la chance de vivre une aventure joyeuse et insouciante… »
Une aventure qui se partageait entre musique et cinéma. Une préférence ?
– Jean Sarrus : « Je ne peux pas parler de préférence mais la facette qui concernait le plus les Charlots reste la musique. Cela a vraiment été le ciment de notre groupe. Même pendant les tournages, on ramenait nos instruments pour pouvoir jouer sur les plateaux de cinéma. Notre répertoire était conçu pour faire marrer les gens mais on avait vraiment la musique dans le sang. »
Au cinéma, les Charlots ont crevé l’écran.
Une préférence pour l’un de vos films ?
– Jean Sarrus : « Je pourrais vous citer l’un de nos gros succès comme « Les Bidasses en folie » ou « Les Fous du stade » mais en réalité, le film pour lequel j’ai un petit faible reste « Le grand bazar », réalisé par Claude Zidi en 1973. Faut dire que sur le plateau, il y avait du beau monde : Michel Serrault, Michel Galabru et même Coluche qui fait une apparition. »
Cela fait sept ans que Gérard Rinaldi, grande figure des Charlots, nous a quittés…
– Jean Sarrus : « Oui. Lorsque Gérard s’en est allé, j’ai perdu comme un frère. Pendant vingt ans, après l’arrêt des Charlots, on ne s’était pas parlé. Et puis, on s’était retrouvé en 2009 sur la tournée « Âge tendre et Tête de bois ». Quelques minutes ont suffi pour qu’on retrouve notre complicité. C’était comme si on ne s’était jamais quitté. »

« Le Charlot fait son cinéma » : vend. 6 & sam. 7 septembre à la Boite à Rire (16,80 €). Réservation au 06 46 35 19 26.