Ceci n’est pas un tag – 4e édition du festival de street art

Initié en 2015, le festival des arts urbains (« Ceci n’est pas un tag ») est de retour à Saint-Quentin ! Du 24 septembre au 2 octobre, douze spécialistes du street art ont reçu carte blanche pour colorer les murs de la ville. Temps fort de cette 4e édition, la journée urbaine programmée ce samedi 29 septembre dans la rue de la Sellerie. Performances, ateliers, expositions, animations… Si vous ne pouvez pas voir les tags et autres graffitis en peinture, nul doute que le street art saura, quant à lui, vous séduire !
Ateliers d’initiation :
Rue de la Sellerie (14 h à 18 h)
– Street art : encadré par un street artiste de l’association Epsilone, venez vous initier au graffiti et repartez avec votre création.
– Customisation d’objets : rendez vos effets personnels (vêtements, objets…) plus cool en les customisant sur le stand de graff.
– Body art : l’artiste Mass est à votre disposition pour créer sur une partie de votre corps un tatouage éphémère au Posca (peinture à base d’eau et de pigments).
– Djing & beatbox : 1ère école de DJ itinérante en Europe, le Camion Scratch vous invite à participer à deux ateliers : djing (mix & scratch) et beatbox.

Expo sculptures volantes :
Rue de la Sellerie jusqu’au 4 nov.
– Tombés du ciel : il s’appelle Michal Trpak. Un artiste tchèque qui conçoit des sculptures volantes ! Venez donc découvrir ces drôles de personnages qui tombent du ciel, accrochés à un parapluie. Une expo baptisée « Slight uncertainty » (« Légère incertitude »).
En avant la musique !
Rue de la Sellerie
– Merta : c’est le nom d’un combo hip-hop exotique qui, à 15 h, vous entraînera dans un show bondissant !
– Camion Scratch : de 18 h à 19 h, pour clôturer la journée urbaine, un DJ set suivi du showcase de Mir-Sa, vice-champion de France de beatbox.
Gonflés mais pas gonflants
Rues du centre-ville (16 h)
– Performance dansée : dans des corps enveloppés de latex, gonflés et déformés, quatre danseurs investissent les rues du centre-ville pour venir à votre rencontre. Une performance de la compagnie Didier Théron.
à la médiathèque
Rue des Canonniers (14 h à 18 h)
– Jeux vidéo : dès 14 h, venez découvrir deux jeux vidéo qui ont la gouache !
– Comic strip : de 14 h à 18 h, profitez de l’expo des dessins de J-L. Mast, illustrateur pour Marvel.
– Slam : à 17 h, deux artistes slameurs vous invitent à déclamer des textes à la façon des crieurs de rue !
Concours Facebook
Affichez vos envies !
– L’art aux fenêtes : à l’occasion de « Ceci n’est pas un tag », tout le monde est invité (particuliers, entreprises, structures…) à tranformer leurs fenêtres en galerie d’art ! Pour participer au concours, il suffit de faire une photo de l’œuvre exposée et de l’envoyer à la page Facebook de la galerie Saint-Jacques.
Jibé de retour à l’école
Schuman & Arnould
– Fresques : dans le cadre d’un projet d’école de l’Education nationale, le graffeur Jibé encadrera des élèves de Robert-Schuman et Henri-Arnould pour réaliser des fresques dans l’enceinte des établissements. L’occasion de sensibiliser les enfants aux arts urbains…
Programme complet sur www.saint-quentin.fr.

 

Où seront-ils ?

– Onze artistes vont réaliser des œuvres en pleine rue. N’hésitez pas à aller à leur rencontre ! Voici où vous pourrez les observer en plein travail…
Malpegagos
– Angle bd Victor-Hugo et rue du Général-Foy
Mehsos
– Rue Alexandre-Ribot
Kaldea
– Parking de la rue des Pierres-Plates
Freaks the Fab
– Allée Gustave-Cantelon & rue Léon-Lemaire
Ted Nomad
– Cour de la Manufacture, au 8 rue Paul-Codos.
Antoine Paris
– Rue Crétet
BZT 22
– 6, bd Léon-Blum
(Splendid)
Goddog
– 20, rue Henri-Barbusse
(Urban Studio)
Xkuz
– Rue du Général-Leclerc, pont de la gare
Grem.One
– Rue de la Sellerie
Kufi
– Rue de la Sellerie

Kaldea : « Le côté éphémère compte beaucoup »

Du 28 septembre au 3 octobre, Kaldea sera présente à Saint-Quentin pour participer à « Ceci n’est pas un tag ». Du côté du parking des Pierres-Plates (centre-ville), un vaste pan de mur a été mis à sa disposition afin qu’elle puisse librement s’exprimer. Rencontre avec une street artiste qui, depuis 15 ans, n’en finit plus d’embellir les villes…
Votre univers est très japonisant. Ce sont les mangas qui vous ont inspirée ?
– Kaldea : « Pas du tout ! Depuis mes débuts, j’ai effectivement un faible pour le Japon mais au fil des années, j’ai intégré d’autres univers à mon style : l’Art déco, la SF, le fantastique… Et puis, d’autres cultures sont petit à petit venues se greffer, des inspirations africaines, amérindiennes… »
Pourquoi vous êtes-vous orientée vers le street art ?
– Kaldea : « Avant de m’exprimer dans la rue, je peignais déjà mais je me sentais limitée par les dimensions de la toile. J’avais envie d’espace et l’avantage dans la rue, c’est qu’on trouve de très grandes surfaces ! Et puis, j’aime interagir avec l’espace urbain. Le côté éphémère du street art compte aussi beaucoup pour moi : ça supprime la notion de propriété et ça m’a donné plus de facilité à vendre ou donner mes œuvres. »
Les figures féminines semblent être votre principale source d’inspiration…
– Kaldea : « C’est vrai, je peins essentiellement des femmes. Peut-être à cause du trait, il y a plus de courbes, de rondeurs et finalement plus de douceur. Ça joue même au niveau de la gestuelle. Mais peut-être qu’un jour, je peindrai des hommes. »
Quelle œuvre allez-vous réaliser à Saint-Quentin ?
– Kaldea : « La surface qu’on a mise à ma disposition est à proximité d’une crèche et du musée des Papillons. Ces deux univers vont forcément être source d’inspiration… »