Boxe amateur : finales du championnat de France

Les passionnés de noble art vont être comblés ce samedi 24 février avec les finales du championnat de France de boxe amateur au palais des sports de Saint-Quentin. Ce rendez-vous annuel, qui va rassembler l’élite nationale et par conséquent les champions professionnels de demain, propose 18 combats en 3 reprises de 3 minutes, 10 chez les hommes et 8 chez les femmes, dans toutes les catégories de poids. Après avoir déjà organisé les finales nationales en 2006 puis 2011, Pascal Cordier, le président du BCSQ et membre du comité directeur de la Fédération Française de Boxe, remet donc les couverts une nouvelle fois. « Jamais deux sans trois. Cela démontre que nous avons un savoir-faire à Saint-Quentin pour de grandes organisations, ce qui peut faire de notre ville une base arrière pour les J.O de 2024. Nous sommes capables d’accueillir des équipes nationales. » Et pour ce rendez-vous exceptionnel, Pascal Cordier espère accueillir en invité d’honneur le médiatique champion poids lourds olympique Tony Yoka, dont le frère Victor Yoka dispute la finale chez les 75 kg. Bref, le spectacle sera sur le ring et dans la salle.
Premier coup de gong à 17 h. Prix des places 15 € et 10 €

Questions à André Martin

André Martin, originaire de Pierrefonds (Aisne), président fondateur du comité de Picardie, est président de la Fédération Française de Boxe depuis 2013.
– Quel bilan de ces 5 années aux commandes de la FFB ?
A.M. : « La Fédération, c’est un travail passionnant. En 2021, je rends mon tablier, mais il reste encore de grands rendez-vous avant. Mes objectifs étaient d’augmenter le nombre de licenciés, c’est ce que nous faisons, et de rendre les finances saines, c’est fait. »
– Que représentent ces championnats de France amateurs ?
A.M. : « Il faut être champion de France pour entrer en équipe de France, c’est une porte qui s’ouvre sur l’Europe et le monde. »
– Cette année, la Picardie ne sera pas représentée chez les garçons. Seule Sofia Nabet de Chauny, championne de France sortante, portera nos couleurs…
A.M. : « Championne de France l’an dernier à Toulouse, Sofia remet son tire en jeu presque à domicile. Elle est pensionnaire de l’Insep, comme son adversaire. Le combat va être acharné, elles sont d’un très bon niveau. »
– Chez les garçons, quels sont les grands espoirs ?
A.M. : « Sofiane Oumiha, notre champion du monde des moins de 60 kg, sera absent du ring mais sera néanmoins présent à Saint-Quentin. Le poids lourds de Coudekerque, Djamili-Dini Aboudou a des qualités énormes. C’est un très bon, il a toute les chances d’aller aux JO. Nous aurons de très beaux combats. »