Basilique : les projets du parvis

Frédérique Macarez a dernièrement convié riverains, usagers et commerçants à une réunion de concertation sur l’aménagement du futur parvis de la basilique. « Un lieu qui, aujourd’hui, n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être… La basilique est posée dans un vide, ce site n’a jamais été vraiment travaillé. » A l’origine de la création de la ville autour du culte de Quintinus devenu saint, lieu emblématique identitaire et stratégique au cœur de la cité, la collégiale va donc disposer d’un parvis digne de ce nom. L’objectif, en faire un lieu pratique et de fierté pour les Saint-Quentinois.
Frédérique Macarez a refusé de céder à la mode qui consiste à réduire la place des véhicules pour poser les bases du challenge proposé aux architectes : la création, l’éclairage et les espaces verts du parvis, en conservant le même nombre de places de stationnement et les arrêts de bus, en sécurisant les déplacements des piétons et des personnes à mobilité réduite, en prévoyant l’emplacement des industriels forains et des places pour les vélos, le tout en respectant le développement durable dans le choix des matériaux et des fonctionnements.
« Il y a beaucoup d’objectifs car il y a beaucoup d’usages, la plus grande complexité sera de faire en sorte que tous les intérêts des uns et des autres puissent converger vers un intérêt général et que le piéton se sente bien », a insisté le maire.
Trois architectes vont concourir au projet, le choix définitif devrait se faire cet été et les fouilles archéologiques débuter l’an prochain. Concernant la friche commerciale Top van Doren-Lépilliez Dubois, la construction d’une résidence pour seniors avec restaurant au rez-de-chaussée est prévue.

 

Ce qu’il faut savoir…

– Le périmètre opérationnel correspond au parvis de la basilique, une partie de la rue de Lyon, la rue Adrien-Nordet, le square de la place des Enfants de Chœur, les rues Saint-Rémy, du Labon, Quentin-de-La-Tour et Fréreuse en partie.
– Coût des fouilles archéologiques imposées par l’Etat : environ 2,5 M€.
– Les découvertes effectuées en 2017 sur le site par l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) : vestiges de maisons qui ouvraient sur la place de Saint-Quentin, cloître adossé à la basilique, puits Saint-André, des sépultures, des vestiges de l’église Saint-André datant du XIIe siècle, un four à chaux, 7 moules de cloches de la basilique, des fondations de la statue à l’effigie de Quentin de La Tour datant de la Première Guerre mondiale, une dalle funéraire datant du Moyen âge et des fondations de la porte d’entrée de l’ancienne Banque de France.