Basilique : la fin du chemin de croix

Surnommée la 7e cathédrale de Picardie, la basilique de Saint-Quentin, dont la construction a duré plus de 300 ans (du XIIe au XVe siècle), est en travaux depuis 2006. Un chantier titanesque qui a exigé le changement de toutes les pierres, y compris celles de la grande rose, une à une, pour la tour porche et le grand transept.
Monument emblématique de plus de 800 ans, l’édifice le plus ancien de la ville, détruit lors de la Première Guerre mondiale par les bombardements et l’artillerie alliés, avait de surcroît subi les outrages du temps. La pollution, facteur corrosif, avait mis en péril la pierre de Saint-Maximin utilisée lors de sa reconstruction et incompatible avec la pierre d’origine. Labellisée ville d’art et d’histoire, la cité des Pastels, propriétaire de l’édifice (dont le clergé est affectataire), a donc entrepris sa rénovation pour le sécuriser mais aussi le pérenniser. Un chantier de près de 5 M€, subventionné par l’Etat et le département. Tailleurs de pierre, sculpteurs, maîtres verriers et autres ferronniers œuvrent pour remettre la basilique dans l’état où elle se trouvait au XVIIe siècle, avec de la pierre brute blanche de Tervoux, qui se patinera avec le temps.
Ces travaux ont permis sur la partie haute de la tour porche de reconstruire le fronticipe du XVIIe, détruit en 1918.
Les travaux de ce joyau qui mêle plusieurs styles (gothique, du Moyen Age, puis primitif, classique, rayonnant et enfin flamboyant), et qui, avec la cathédrale de Chartres, est le seul à posséder encore son labyrinthe d’origine, devraient se terminer en 2015. Notons au passage que ce chantier a bénéficié, pour la partie nord du grand transept, du legs de plus de 670 000 € laissé à la ville en 2004 par André Vacherand, secrétaire général de la société académique, pour la sauvegarde et la mise en valeur de la basilique.

Des visites insolites

La basilique propose régulièrement aux visiteurs de prendre de la hauteur. Une invitation à découvrir un joyau de l’art déco, sa charpente de béton, qu’elle est la seule en France à ouvrir au public.

  • Accompagné d’un guide conférencier, après avoir gravi des dizaines de marches, le public découvre une vue panoramique de la ville. Une visite à la fois insolite et historique, qui permet d’apprécier et mieux comprendre l’évolution de la cité et ses monuments.
  • Cette visite donne aussi l’occasion de contempler la croix en fer forgé, surmontée d’un coq en cuivre doré, de près de 4 mètres pour 250 kg. Une œuvre réalisée en 1925 par le célèbre ferronnier de l’époque art déco, Raymond Subes, et exposée au Salon d’automne de Paris. Durant la période estivale, des visites nocturnes sont organisées. Renseignement à l’office de tourisme (3, rue Emile-Zola).
  • Les prochains rendez-vous sont programmés les 5, 12, 19 et 26 juillet à 21 heures. Réservation obligatoire en appelant le 03 23 67 05 00.

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