Baltringues ?

« Il y avait bien une équipe de guerriers sur la pelouse de Debrésie ce samedi 16 avril, mais ce n’était pas des Olympiens. Notre armée est une armée disparate, une armée mexicaine. Beaucoup de généraux, très peu de combattants. Depuis le début de saison, on alterne le bon (peu souvent) le mauvais et le médiocre avec quelquefois une étincelle qui nous montre que le patient est toujours en vie. La carte postale hawaïenne du début de saison (on allait voir ce qu’on allait voir !), des « numbers one » de la cave au grenier, s’est transformée en descente aux enfers. Bien sûr, le catalogue des excuses s’allonge un peu plus chaque fois. Nul besoin de s’appeler Freud pour trouver les raisons de cet échec. Si l’on prend une image mécanique, la propulsion du groupe, un douze cylindres, est alimentée de façon aléatoire sur quelques-uns et rarement sur tous. Le pilote semble ne pas maîtriser la cartographie et les pièces de rechange ne sont pas toujours compatibles. Bref, pour faire concis, on a affaire à un groupe d’intermittents du spectacle plus préoccupés de leurs indemnités que de leurs prestations. S’ils avaient dû être payés à compte d’auteur, nul doute que quelques-uns seraient dans le dénuement le plus complet. Des comptes-rendus d’exploit passés nous montrent des sportifs allant au bout d’eux-mêmes, jusqu’à vomir tant l’intensité de l’effort était violente. Rassurez-vous messieurs, pas besoin de protection. En l’état, vous ne souillerez pas votre plastron. Un peu de fierté, démontrez nous que le taureau n’est pas devenu bœuf.