Balade à dos de dromadaire !

C’est en 2014 qu’Olivier Philipponneau est venu s’installer au cœur de la Thiérache. Six ans plus tard, l’homme, d’origine poitevine, s’est parfaitement intégré à ce décor champêtre, où le temps semble avoir suspendu son vol. En revanche, son troupeau de dromadaires peine encore à se fondre dans le paysage. Eh oui, c’est bel et bien au pays des vaches qu’Olivier a décidé de venir exercer son métier de chamelier ! Reste à savoir comment est née sa passion pour les camélidés. « Totalement par hasard. En 2003, alors que je séjournais dans le sud tunisien, j’ai eu la chance de prendre part à une course de dromadaires. Un vrai coup de foudre ! De retour en France, j’ai participé à la création d’une équipe de cavaliers dans l’optique d’organiser des courses. » Avec à la clé un joli succès dans le petit monde des hippodromes. « Les courses de dromadaires sont très spectaculaires. Tout comme les chevaux, ils peuvent avancer au pas, au trot et au galop. Lancé à pleine vitesse, un dromadaire peut atteindre 70 km/h, quand un cheval ne dépasse pas la barre des 65 km/h. » Voilà qui suppose de maîtriser parfaitement sa monture. « Le jockey est placé à l’arrière de la bosse, sur une selle dite bédouine. Par rapport à un cheval, c’est un peu plus compliqué de diriger un dromadaire mais la technique reste relativement simple. »
En France, les chameliers professionnels se comptent sur les doigts d’une main. « Nous sommes quatre ou cinq, pas plus. Notre activité est double puisqu’on vit à la fois de l’événementiel et du tourisme. » Installé à Thenailles sur le domaine de Fay, Olivier propose diverses activités autour de ses six dromadaires : baptême, balade initiatique, stage de monte… Et si vous tentiez l’expérience ? De notre côté, on a testé la promenade sur les chemins de Thenailles. Première surprise : la selle est très confortable et l’on monte facilement sur la bête qui, lorsqu’elle se relève, vous projette d’avant en arrière. On se cramponne ! Positionné à l’arrière de la bosse, à plus d’1,50 m du plancher des vaches, on épouse aussitôt le rythme régulier et chaloupé du dromadaire, qui évolue en silence. Eh oui, contrairement aux chevaux, les camélidés sont dépourvus de sabots. En lieu et place, d’épais coussinets amortissent en douceur chaque enjambée. En guide attentif, Olivier mène parfaitement la caravane, n’hésitant pas à lancer son petit monde au trot. Sensations et rires garantis ! à l’arrivée, une jolie balade sans faux pas. Véritablement attachant, le dromadaire de Thiérache mérite amplement de partir à sa découverte… B. Duchet

Chameau ou dromadaire ?
Les chameaux sont des mammifères de la famille des camélidés. On compte deux types d’espèces :
– Le chameau de Bactriane à deux bosses, originaire d’Asie (2 millions dans le monde).
– Le dromadaire (ou chameau d’Arabie) à une bosse, très présent dans le désert d’Arabie et en Afrique du Nord (40 millions dans le monde).

Une ou deux bosses ?
– Petit moyen mnémotechnique pour retenir cette histoire de bosses : le chameau, deux syllabes, donc deux bosses. Le dromadaire, trois syllabes, donc… trois bosses ? Ben non ! Donc une seule bosse. C’est compris ?

Combien ça coûte ?
Au domaine de Fay, à Thenailles, Olivier propose diverses formules.
– Baptême de la bosse pour les enfants : 10 € les 20 mn.
– à la découverte des chemins de Thenailles à dos de dromadaire : 23 € par personne, durée 1 h.
– Initiation à la courses sur piste : 23 € par personne, durée 1 h.
– Chamelier d’un jour : 50 € par personne, durée 3 h.
– Infos et réservations au 06 25 73 48 63.