Arena : XB s’explique

Lors du dernier conseil de l’Agglo du Saint-Quentinois, Xavier Bertrand a de nouveau évoqué sa volonté de voir s’implanter à Saint-Quentin une salle de type Arena, susceptible de pouvoir accueillir des spectacles, concerts, manifestations sportives, congrès et autres salons. Il s’en explique…
Pourquoi cette idée de salle Arena, que vous aviez lancée dès 2015 lors des élections régionales ?
– X.B. : « Il manque dans la Région un grand nombre d’équipements de taille suffisante pour accueillir des concerts, développer l’activité économique avec des salons, de grandes assemblées générales… Aujourd’hui, c’est Lille et Amiens. Sur l’ensemble de la région, il y a plus d’une dizaine d’agglomérations intéressées. »
Pourquoi un tel équipement vous semble-t-il nécessaire à St-Quentin ?
– X.B. : « Une salle de ce type serait ici comme un couteau suisse, capable à la fois d’accueillir un club sportif pour ses rencontres, on pense au SQBB, mais aussi des concerts parce que le palais des sports n’est plus adapté. Quant au Splendid, il se limite à 1 400 places, ce qui nous empêche de recevoir certains grands artistes. Beaucoup de salons ne se font pas chez nous parce qu’il faut louer un chapiteau, c’est beaucoup de frais. »
Et pour le financement ?
– X.B. : « La Région financera jusqu’à 80 % de l’investissement, le reste sera à la charge de l’Agglo. Et sur le fonctionnement, la référence, c’est la commune de Trélazé avec l’Arena Loire qui est géré par une équipe très réduite de trois personnes. A chaque fois qu’il y a du sport, des salons, des spectacles, ce sont les organisateurs qui supportent les différents frais. Ces conditions permettent d’avoir un équipement qui fait défaut dans le St-Quentinois et qui renforcera son attractivité. »
Y a-t-il d’autres projets dans le département ?
– X.B. : « Il y a peut-être d’autres projets, notamment sur le Soissonnais, mais plus petits. Un équipement de cette taille, 5 ou 6 000 places, ce serait le seul. Après, c’est Orchies ou Amiens. C’est une chance à ne pas manquer. »
Et pour l’implantation ?
– X.B. : « Il faudrait une implantation en ville, comme nous l’avions voulu avec Pierre André pour le Spendid et le Cinéquai, c’est la priorité. Après, si nous ne trouvons pas, il faut 3 à 5 hectares, nous regardons les friches industrielles, mais il ne faut pas que cela mette dix ans à sortir de terre. »
A quelle échéance le projet pourrait-il voir le jour ?
– X.B. : « L’idée est qu’à partir du moment où l’on trouve le site, en étroite collaboration avec Frédérique Macarez, les choses peuvent s’enclencher très vite. Dans les dix-huit mois, on posera la première pierre. »