Agglo : priorité à l’investissement

Le débat d’orientations budgétaires était à l’ordre du jour du dernier conseil communautaire le lundi 28 janvier dernier. Un budget 2019 qui s’établit à près de 97 M€. Celui-ci s’inscrit dans la volonté de poursuivre la maîtrise des dépenses publiques, 66 M€, avec néanmoins un haut niveau d’investissement 30,8 M€, pour une hausse des dépenses de fonctionnement inférieure à l’inflation prévue, moins de 1 %. « Nous avons fait le choix de maîtriser la dépense publique en fonctionnement pour pouvoir soutenir l’investissement local malgré une nouvelle baisse des dotations », a rappelé Guy Dambre. Une rigueur qui permet de dégager des marges de manœuvre pour le parc animalier, la piscine Jean-Bouin, la zone d’activités la Clef des Champs et son circuit automobile, la voirie, les réseaux et réservoirs d’eau potable… « On fait très attention, il n’y aura pas d’augmentation de tarifs, ni de taux… Nous sommes persuadés qu’en renforçant l’attractivité du circuit, nous allons générer des recettes », a insisté Xavier Bertrand avant de rappeler qu’au niveau des investissements, 82 % des travaux étaient effectués par des entreprises locales ou régionales, un niveau jamais atteint. La dette reste quant à elle maîtrisée, 23 M€. Une renégociation des taux est actuellement en cours. « Je suis un t’cho peu radin, on discute de façon très serrée avec les banques. » Le résultat des négociations sera communiqué en mars prochain lors du vote du budget.
– Autre rapport à l’ordre du jour, l’aménagement de la friche industrielle ex-Motobécane du « Maréchal Juin ». Un marché attribué à la Seda (Société d’équipement du département de l’Aisne), la seule à avoir candidaté, un projet à plus de 16 M€.
– Habitat : lors de l’approbation du rapport concernant le bonus Energie, Freddy Grzeziczak a déploré le manque de bénéficiaires (75 en deux ans pour 37 000 €) avant d’annoncer sa volonté d’étendre les aides pour les foyers très modestes jusqu’à 10 % du montant HT des travaux plafonnés à 20 000 €, soit 2 000 € contre actuellement 500 €. « Les marchands de sommeil ne sont pas les bienvenus sur ce territoire, il n’est pas question de fermer les yeux… Si nous n’avons de stratégie d’habitat, nous ne gagnerons pas de population », a prévenu Xavier Bertrand.