Agglo du St-Quentinois Xavier Bertrand cède son fauteuil à Frédérique Macarez

Surprise lundi matin (2 mars) au terme du dernier conseil communautaire de la mandature. Xavier Bertrand l’a annoncé : « Je ne serai pas candidat à la prochaine présidence de l’Agglo. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle décennie, il est important qu’il y ait une clarté totale sur ce qui s’accomplira dans les prochaines années. Si comme je le pense, c’est la liste sur laquelle je figure aux côtés de Frédérique Macarez que les Saint-Quentinois choisiront, je souhaite que ce soit le maire de Saint-Quentin qui préside cette instance. C’est une question de cohérence. » Et d’ajouter, « Frédérique est dans la même logique que Pierre André et moi-même. » Une décision imputée aux prochaines échéances électorales, dont la Région, qui lui demanderont beaucoup d’implication. Après avoir rappelé sa volonté de préserver l’équilibre entre la ville et l’ensemble des communes rurales, Xavier Bertrand a annoncé qu’il postulerait à la vice-présidence de l’Agglo.
Parmi les rapports à l’ordre du jour, la délégation de service public de la Base Urbaine de Loisirs (BUL). Trois candidats postulaient à la concession, dont Vert Marine, l’actuel délégataire. Le choix s’est finalement porté sur la société Action Développement Loisir (Espace Récréa) pour huit années à compter du 15 septembre prochain. Les objectifs, repositionner la BUL comme un équipement de loisirs attractif pour retrouver un niveau de fréquentation plus élevé et placer les usagers au cœur du service pour assurer une offre qualitative en terme d’accueil, d’activités, d’hygiène et d’entretien. Des critères qui avaient souvent fait défaut jusqu’alors, suscitant l’indignation de Xavier Bertrand. « Cela n’allait plus depuis bien longtemps, ça n’est pas faute d’avoir mis en demeure le délégataire. Je ne sais pas comment une société comme Vert Marine a pu laisser partir les choses à vau-l’eau. »
Les tarifs de la BUL, inchangés depuis 2018, seront examinés lors du prochain conseil communautaire. « Pas question que le tarif d’entrée devienne un obstacle. On n’est pas à Levallois ou à Neuilly, beaucoup de gens ont peu de moyens », a prévenu le président.